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Joker : un uppercut de sensations dont il est difficile de se relever

Notre avis




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Il fallait être un surdoué comme Joaquin Phoenix pour réinventer le Joker avec une telle folie et virtuosité. Tout ce que vous avez lu et entendu est vrai. Le Joker est un uppercut de sensations dont il est difficile de se relever. On en rêvait, Todd Philipps l’a fait. Merci.

Les questions que l’on nous pose quand on révèle que l’on a vu le Joker sont : “Alors c’est si bien que ça ?“, “Ils n’en font pas un trop avec leur slogan en haut de l’affiche -le film de l’année- ?” ou encore “Joaquin Phoenix, il est vraiment bien dans le rôle ?“.

Les réponses sont oui, non et oui.

 

Joker

 

Oui le Joker est la claque annoncée, non Warner n’en fait pas trop avec ses superlatifs (même si le matraquage peut être gavant) et oui Joaquin Phoenix est incroyable. Il est même au delà d’incroyable.

 

Il incarne, que dis-je, il habite tellement bien le Joker qu’il en fait oublier Heath Ledger et Jack Nicholson. Sa prestation est hantée à ce point. Il irradie tellement le film qu’il finit même par le surpasser. 

En écrivant sa propre origin story du personnage, Todd Philipps s’offre un virage à 360°, loin du reste de sa filmographie (la saga Very Bad Trip entre autre).  Joker est le film lié aux super-héros que l’on n’osait plus espérer. Surtout de la part de DC.

 

Joker

 

Sous forte influence sorsesienne (le réal des Affranchis a un temps été pressenti pour produire le film mais trop occupé par The Irishman, il a laissé le job à son associée Emma Tillinger Koskoff avec qui il collabore depuis les Infiltrés), Joker est sombre, vénéneux, audacieux.  

En ces temps de suite, reboot, remake, spin off, c’est presque miraculeux qu’un studio comme DC/Warner ait accepté de financer un film adulte et malade consacré au grand ennemi de Batman. 

Gotham City, début des années 80. La ville est sale, corrompue. La vie y est dure pour les gens simples alors que les milliardaires se pavanent dans les hautes sphères. Parmi eux, Thomas Wayne. Arthur Speck (Joaquin Phoenix) est un clown raté. Rêvant de devenir comédien de stand-up, il peine à sociabiliser et à trouver sa place dans le monde. Arthur fait parti des parias, des rejetés, des méprisés. Poussé à bout, meurtri, victime de la violence dans les rues de Gotham, il va progressivement plonger dans la folie et devenir le Joker.

 

Joker

 
Todd Philipps réinvente la légende du Joker et livre un film sous tension, une descente aux enfers construite comme un véritable réflexion sur la société américaine.

 

On pense forcément à Scorsese comme on le disait plus haut. Aussi bien à Taxi Driver qu’à la Valse des Pantins via le personnage d’animateur télé incarné par Robert de Niro que l’on avait pas vu aussi enjoué depuis longtemps.

 

Joker

La violence du film est crue, réelle. Mais jamais elle n’est glorifiée. Quand elle arrive, elle fait juste mal et dérange.   

 

On sort du Joker abasourdi. Et hanté par sa présence. Il y aura définitivement un avant et un après Joker dans l’univers super-héros. Joker est un uppercut de sensations que jamais on aurait imaginé DC pouvoir nous offrir. Un vrai régal de cinéma.

 

 

Joker

 

Joker


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